Les 25 meilleurs lieux de tournage en Thaïlande : le guide du producteur

Découvrez les meilleurs lieux de tournage de Thaïlande, de « The White Lotus » S3 à « Alien: Earth ». Découvrez aussi les bases des permis de tournage par un coordinateur local agréé, pour votre prochain tournage en Thaïlande.

La Thaïlande est aujourd’hui plus présente à l’écran que presque n’importe où ailleurs en Asie du Sud-Est : « The White Lotus » saison 3, « Alien: Earth », « The Creator » et « Jurassic World : Renaissance » y ont tous été tournés, en plus d’un flux constant de K-dramas et de campagnes internationales. Mbrella Films est une société de production basée à Bangkok, et nous avons conçu ce guide à partir de notre propre bibliothèque de lieux, celle-là même que nos producteurs utilisent pour construire traitements, listes de plans et budgets pour des agences, plateformes de streaming et studios tournant en Thaïlande.

Ci-dessous, nous présentons 25 des lieux de tournage les plus prêts à l’emploi du pays, organisés par région, en détaillant ce que chacun offre concrètement à une production, et pas seulement l’endroit où une scène célèbre a été tournée, suivi de ce que les producteurs doivent savoir avant de fixer une date de tournage : permis, incitations fiscales et fenêtres saisonnières.

Pourquoi les productions continuent de choisir la Thaïlande

La Thaïlande offre une combinaison rare pour les producteurs : une large palette de registres visuels à courte distance les uns des autres, une équipe technique bilingue expérimentée, un programme d’incitations au cinéma bien établi, et un système de permis que des décennies de productions étrangères ont déjà éprouvé. Parmi les productions récentes tournées ici figurent « The White Lotus » saison 3, « The Beach », « The Hangover Part II », « The Creator », « Extraction », « Alien: Earth », « American Gangster » et « Only God Forgives ».

Bangkok offre une texture urbaine dense et un fleuve en activité. Les plaines centrales abritent trois anciens royaumes et le plus grand parc national accessible du pays. Le nord grimpe vers des vallées d’altitude et une architecture de temples de la période Lanna. Le nord-est s’ouvre sur des complexes de temples d’époque khmère. Le sud se fragmente en pitons karstiques calcaires et en côtes insulaires sur deux façades maritimes. L’essentiel de ce territoire se trouve à moins d’une journée de route de Bangkok.

Bangkok et le corridor fluvial

1. Khao San Road

La densité de Khao San Road est ce qui séduit les producteurs : trois pâtés de maisons denses d’enseignes empilées, d’échoppes et de devantures basses donnent un décor de rue chaotique et énergique qui se lit comme un arrière-plan urbain générique d’Asie du Sud-Est plutôt que spécifiquement bangkokien. Cette polyvalence explique qu’elle ait porté aussi bien un drame sur la culture routarde qu’une pure comédie sans changer de décor, notamment « The Beach » (2000) et « The Hangover Part II » (2011).

Note de production : la forte affluence piétonne et la signalétique dense en font un lieu propice à la lumière naturelle après la tombée de la nuit. Les fermetures de route pour les équipes plus importantes doivent être programmées avec le bureau du district bien avant le jour de tournage.

2. Hôtel Mandarin Oriental

Les ailes de l’époque coloniale et les pavillons en teck au bord du fleuve du Mandarin Oriental offrent aux producteurs un luxe cinq étoiles à l’ancienne sans avoir à construire de décor : intérieurs boisés, jardins soignés et façade privée sur le fleuve se lisent comme une hospitalité intemporelle plutôt que comme quelque chose de spécifiquement thaïlandais. Cette polyvalence explique que l’établissement ait accueilli aussi bien un thriller d’espionnage de l’ère Bond qu’un K-drama contemporain, de « L’Homme au pistolet d’or » (1974) à « Love in the Big City » (2024).

3. Le Temple de l’Aube (Wat Arun)

Le prang étagé et abrupt de Wat Arun offre aux producteurs une mise en scène verticale difficile à trouver ailleurs : filmé en plan large, il se lit comme un arrière-plan graphique pour des scènes romantiques lentes ; filmé plus serré, ses terrasses superposées font office de terrain surélevé pour de l’action chorégraphiée, exactement comme « Mortal Kombat » (2021) y a mis en scène sa séquence de combat sur les marches. Sa position au bord du fleuve permet aussi aux équipes terre et eau de travailler sur la même installation, comme « King the Land » (2023) l’a fait pour sa scène de pagode.

Note de production : en tant que site religieux actif, Wat Arun nécessite une coordination avec le bureau du temple en plus de l’autorisation standard du TFO. La garde-robe des acteurs et la mise en scène doivent être pré-approuvées.

4. Patpong

L’empreinte néon de Patpong n’a presque pas changé depuis cinquante ans, ce qui explique pourquoi les productions y reviennent sans cesse : le quartier se lit de façon convaincante comme une vie nocturne sud-est asiatique à travers plusieurs décennies, sans qu’une production ait besoin d’habiller l’époque. Il a servi de toile de fond à l’ère de la guerre du Vietnam dans « Voyage au bout de l’enfer » (The Deer Hunter, 1978), aux intrigues de la guerre froide dans « La Déchirure » (The Killing Fields, 1984) et « Miss Saigon » (1989), et à l’atmosphère contemporaine d’un thriller d’espionnage dans « Demain ne meurt jamais » (Tomorrow Never Dies, 1997).

5. Yaowarat Road (Chinatown)

La signalétique dense, les devantures étroites et les néons verticaux de Yaowarat lui donnent une allure de Chinatown pan-asiatique générique plutôt que spécifiquement thaïlandaise, raison pour laquelle « Street Fighter : L’Ultime Combat » (Street Fighter, 1994) l’a utilisé pour un décor fictif plutôt que thaïlandais, et « Only God Forgives » (2013) pour son atmosphère stylisée de thriller criminel. Les ruelles étroites offrent aussi une excellente couverture pratique pour les courses-poursuites à pied et les scènes d’action en espace confiné.

Note de production : la rue ne s’anime pleinement qu’après la tombée de la nuit, la logistique du tournage de nuit (électricité, contrôle des foules, accès des véhicules) doit donc être planifiée autour de l’éclairage pratique des néons plutôt qu’avec un éclairage rapporté.

6. Soi Cowboy

L’emprise courte et contenue de Soi Cowboy constitue un avantage aussi pratique que visuel : une seule rue courte est plus facile à fermer, éclairer et contrôler qu’un quartier tentaculaire, tout en offrant le décor de bars néon qu’une production recherche. Cette efficacité explique en partie pourquoi la rue a accueilli « The Hangover Part II » (2011) et « Bangkok Dangerous » (2008).

7. ICONSIAM

L’architecture étagée de verre et d’or et la façade fluviale d’ICONSIAM offrent aux producteurs une image contemporaine de commerce de luxe qui ne se lit comme appartenant à aucun pays en particulier, utile pour du contenu de marque et de style de vie autant que pour du drame narratif. Cette polyvalence explique comment le site a porté une séquence romantique dans « King the Land » (2023), tournée devant sa cascade emblématique.

8. Marché ferroviaire de Maeklong

Maeklong figure sur cette liste pour une raison différente de la plupart des lieux de ce guide : il s’agit d’un plan phare unique et non reproductible plutôt que d’un décor polyvalent. Une ligne de banlieue en activité traversant directement un marché actif offre aux productions un insert immédiatement lisible et culturellement spécifique, en une seule installation efficace, sans habillage sur plusieurs jours ni empreinte logistique importante.

Note de production : la planification des prises de vues doit s’aligner sur l’horaire ferroviaire publié, et un agent de sécurité de la State Railway of Thailand accompagne l’équipe pendant toute la durée du tournage. Convient mieux aux équipes réduites.

La Thaïlande centrale

9. Wat Phra Si Sanphet (Ayutthaya)

Les stupas de brique et l’horizon dégagé d’Ayutthaya offrent aux producteurs un registre d’époque qui se lit comme un ancien royaume d’Asie du Sud-Est plutôt que comme un site historiquement identifié, ce qui a permis à « Mortal Kombat, destruction finale » (Mortal Kombat: Annihilation, 1997) de l’utiliser comme décor mystique fictif plutôt que réel. Sa proximité avec Bangkok, à moins de deux heures, permet de conserver ce registre d’époque en une seule journée de déplacement, et le site a aussi ancré des œuvres plus fidèles à l’histoire comme The Last Executioner (2014) et The Legend of Suriyothai (2001).

Note de production : les prises de vues par drone à Ayutthaya obéissent à une réglementation distincte de celle du tournage au sol, et les équipes au sol se coordonnent avec le Fine Arts Department par l’intermédiaire du TFO. La lumière est à son maximum d’octobre à février.

10. Le pont de la rivière Kwaï (Kanchanaburi)

Le mélange d’un pont historique toujours en fonction, d’une rivière et d’une jungle dense fait de Kanchanaburi un décor d’époque vivant plutôt qu’un monument statique. Cette combinaison explique pourquoi la province a servi de décor de guerre et de jungle sud-est asiatiques dans de nombreuses productions, notamment « Les Voies du destin » (The Railway Man, 2013), « Sans frontière » (Beyond Borders, 2003), Operation Dumbo Drop (1995) et « Outrages » (Casualties of War, 1989).

11. Les chutes d’Erawan (Kanchanaburi)

Les sept paliers distincts d’Erawan permettent à un seul repérage de couvrir plusieurs registres visuels différents, des plans larges sur la canopée à la base jusqu’à des prises de vues intimistes sur les bassins plus haut, sans déplacer l’équipe. Cette diversité en fait un excellent choix pour les productions d’époque, les road movies et les récits d’aventure en jungle qui ont besoin de plusieurs registres visuels sur un même site, le tout à une journée de route des studios et de la base technique de Bangkok.

Note de production : les bureaux des parcs nationaux d’Erawan et de Sai Yok délivrent les permis par l’intermédiaire du TFO. Les paliers supérieurs nécessitent une randonnée avec du matériel porté à la main ; les listes d’équipement doivent être établies en conséquence.

12. Le parc national de Khao Yai (Nakhon Ratchasima)

Khao Yai concentre savane ouverte, forêt tropicale dense et cascades à plusieurs niveaux à l’intérieur d’un seul périmètre, si bien que les producteurs en repérage pour de la jungle ou de la faune n’ont pas besoin d’enchaîner plusieurs lieux éloignés pour couvrir toute la palette. À trois heures de route de Bangkok, c’est le choix par défaut pour un tournage de jungle ou de faune sur un calendrier serré, ce qui explique qu’il ait accueilli aussi bien une comédie d’action, « The Hangover Part II » (2011), qu’un drame sentimental thaïlandais, A Little Thing Called Love (2010).

Note de production : le parc impose des horaires d’ouverture du lever au coucher du soleil et une limite d’effectif d’équipe pré-approuvée. Le travail avec la faune passe par des partenaires dresseurs, et le tournage des populations sauvages résidentes est uniquement observationnel.

La Thaïlande du Nord

13. Le temple Wat Phra Putthabat Tak Pha (Chiang Mai)


L’escalier à flanc de montagne et le sanctuaire de ce temple offrent aux producteurs un cadre spirituel élevé et isolé, distinct des temples au bord du fleuve de Bangkok, utile pour un registre de monastère de montagne sud-est asiatique qui ne se lit pas comme ouvertement thaïlandais. C’est à peu près ainsi que « Rambo 3 » (1988) l’a utilisé, dans une histoire se déroulant bien loin de la Thaïlande, aux côtés du plus fidèle historiquement « Le Roi et moi » (The King and I, 1956).

14. Chinatown (Chiang Mai)

Le Chinatown de Chiang Mai offre aux producteurs un second registre de quartier chinois, plus tranquille, distinct de la densité de Yaowarat, utile lorsqu’une production a besoin de la même texture culturelle sans répéter l’image de Bangkok, ou lorsque le calendrier place déjà l’équipe dans le nord. « American Gangster » (2007) et « Ong-Bak » (Ong-Bak: Muay Thai Warrior, 2003) l’ont tous deux utilisé pour cette raison.

15. InterContinental Chiang Mai The Mae Ping

La position centrale de cet hôtel, près du Night Bazaar de Chiang Mai, en fait à la fois un lieu de tournage et une base d’équipe sur une même emprise, réduisant la logistique pour les productions travaillant à travers la ville. « No Escape » (2015) l’a utilisé pour représenter un hôtel dans un pays d’Asie du Sud-Est non nommé en pleine agitation politique, un bon exemple de la facilité avec laquelle l’établissement se substitue à un décor qui n’est pas spécifiquement thaïlandais.

16. Wat Rong Khun, le Temple Blanc (Chiang Rai)

L’architecture presque monochrome, entièrement blanche, de Wat Rong Khun en fait l’un des sites de temple les plus flexibles stylistiquement du pays : il se lit comme graphique et surréaliste plutôt que littéral, ce qui convient mieux à un travail à haut concept, fantastique ou fortement étalonné qu’un tournage de temple naturaliste. Son voisin aux tons noirs, Baan Dam, offre à la même production un contrepoint tonal à quelques minutes de route.

Note de production : Wat Rong Khun est un site artistique en activité qui ferme aux visiteurs pendant les tournages, ce qui limite les créneaux disponibles. La garde-robe des acteurs et la direction artistique nécessitent une autorisation préalable de la fondation du site.

17. Le parc historique de Sukhothai

Les ruines plus dispersées et moins restaurées de Sukhothai offrent aux producteurs une image d’époque qui se lit comme une civilisation distincte et plus ancienne, plutôt qu’une répétition de la silhouette de brique plus reconnaissable d’Ayutthaya, utile pour les productions ayant besoin d’un décor de royaume ancien sans la signature visuelle que le public associe déjà à Ayutthaya.

Note de production : le parc se divise en trois zones (centrale, nord, ouest). Un repérage préalable doit confirmer quelle zone correspond au brief avant de programmer la reconnaissance sur site.

Le Nord-Est de la Thaïlande (Isan)

18. Phanom Rung

L’architecture khmère en grès de Phanom Rung offre aux producteurs une grandeur civilisationnelle à l’échelle d’Angkor sans la logistique d’un tournage au Cambodge, utile pour toute production ayant besoin d’un registre de civilisation disparue tout en restant dans le cadre thaïlandais des permis et des incitations, plutôt que dans celui d’un autre pays.

Note de production : le site est encadré par le Fine Arts Department, et les tournages sont programmés en dehors des heures d’affluence touristique. Le trajet depuis Bangkok dure de cinq à six heures dans un sens ; ce lieu ancre donc généralement sa propre journée d’équipe plutôt que de s’intégrer à un calendrier basé à Bangkok.

Les îles du Sud et la côte andamane

19. Four Seasons Resort Koh Samui (Koh Samui)

Credit: Four Seasons Resort Koh Samui

L’architecture contemporaine des villas et les finitions luxueuses mais discrètes de cet établissement lui donnent l’allure d’un complexe tropical haut de gamme plutôt que d’un lieu spécifiquement thaïlandais, exactement le registre dont « The White Lotus » saison 3 de HBO avait besoin pour ses piscines, ses espaces communs et la villa de la famille Ratliff. Des prises de vues supplémentaires ont eu lieu à l’Anantara Lawana Koh Samui et à l’Anantara Bophut Koh Samui, et la production a bénéficié de l’incitation fiscale thaïlandaise pour compenser les coûts, le même dispositif présenté plus loin.

20. L’île de James Bond (Phuket)

Le piton calcaire vertical de l’île, surgissant d’une eau plate, offre aux producteurs une silhouette immédiatement graphique, presque fantastique, qui se lit comme exotique sans aucun contexte nécessaire. C’est pourquoi elle a porté aussi bien le spectacle d’un thriller d’espionnage dans « L’Homme au pistolet d’or » (The Man with the Golden Gun, 1974) que l’imagerie paradisiaque routarde dans « La Plage » (The Beach, 2000), avec tout aussi peu d’habillage nécessaire.

21. La baie de Phang Nga (Phuket)

Les îlots karstiques et les lagons de Phang Nga se lisent comme un terrain tropical générique, voire extraterrestre, plutôt que spécifiquement thaïlandais, ce qui explique que cette même géographie ait servi de toile de fond planétaire fantastique dans « Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith » (2005) et de spectacle d’action ancré dans le réel dans « Fast & Furious 9 » (F9: The Fast Saga, 2021), sans changer de lieu.

Note de production : la baie se trouve à l’intérieur d’un parc national marin, ce qui contraint les prises de vues par drone et aériennes, mais les récompense visuellement là où elles sont autorisées. Phuket sert de base technique pratique, avec une navette quotidienne en hors-bord ou en bateau à longue queue.

22. La plage de Naiyang (Phuket)

Naiyang reste plus tranquille et moins aménagée que les plages les plus urbanisées de Phuket, offrant aux producteurs un cadre plus épuré avec moins de foule et de signalétique à gérer, utile pour des prises de vues intimistes ou romantiques ayant besoin d’une plage dégagée, comme l’a utilisé « Bridget Jones : L’Âge de raison » (Bridget Jones: The Edge of Reason, 2004).

23. La vieille ville de Phuket

Les maisons de boutique sino-portugaises de la vieille ville de Phuket partagent une filiation architecturale avec d’autres villes portuaires historiques d’Asie du Sud-Est, dont Malacca et Penang, si bien que les producteurs peuvent l’utiliser pour représenter ce registre plus large de port commercial colonial plutôt que Phuket en particulier. « La Plage » (The Beach, 2000) a tourné à l’hôtel On On, aujourd’hui The Onion Hostel, précisément pour cette texture d’époque.

24. Maya Bay (Phuket)

Les falaises qui enserrent Maya Bay offrent aux producteurs un décor naturellement clos : le calcaire environnant bloque les lignes de vue et le son depuis l’extérieur de la crique, ce qui explique en partie pourquoi elle fonctionne si bien comme décor de paradis isolé, le registre autour duquel « La Plage » (The Beach, 2000) a construit tout son troisième acte.

25. Krabi

La combinaison de falaises calcaires, de plage et de jungle dense au sein d’une même province fait de Krabi le lieu côtier le plus polyvalent de Thaïlande : les producteurs peuvent couvrir un registre de plage, un registre de falaises et lagons, et un registre de jungle sans se déplacer loin entre les trois. Cette diversité explique précisément pourquoi « Jurassic World : Renaissance » (Jurassic World: Rebirth, 2025) a choisi le parc national de Khao Phanom Bencha et la cascade de Huai To pour représenter une île préhistorique fictive, en plus du long historique de Krabi dans « La Plage » (The Beach, 2000), « Fast & Furious 9 » (F9: The Fast Saga, 2021), « Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith », « The Hangover Part II » (2011), « Mortal Kombat » (1995) et The Amazing Race.

Note de production : les équipes en bateau, la planification des marées et les fenêtres météo dictent le calendrier de tournage ici. La saison des pluies (de mai à octobre) réduit le nombre de jours disponibles ; il faut donc prévoir des marges dans le calendrier.

Permis, incitations et saisons : ce que les producteurs doivent savoir

Permis

Le tournage en Thaïlande par une production étrangère est régi par la loi sur le cinéma et la vidéo B.E. 2551 (2008). En vertu de cette loi, tout réalisateur étranger tournant un long métrage, une série, une publicité, un documentaire ou toute autre production audiovisuelle en Thaïlande doit détenir un permis délivré par l’Office du cinéma de Thaïlande (TFO), rattaché au Département du Tourisme. Tourner sans permis constitue une infraction, et le matériel peut être saisi sur le plateau.

Une production étrangère ne peut pas demander ce permis directement. La loi exige que chaque demande soit déposée par un Coordinateur Local, une société ou une personne officiellement enregistrée auprès du TFO, agissant comme représentant légal de la production auprès des autorités thaïlandaises. Pour les séries télévisées et les longs métrages en particulier, ce Coordinateur Local doit être une société enregistrée, et non un particulier. Mbrella Films est un Coordinateur Local enregistré auprès de l’Office du cinéma de Thaïlande. Nous déposons la demande, assurons la liaison avec le Film Board, et restons sur place avec l’agent de contrôle du TFO pendant le tournage.

Ce que contient le dossier. Votre Coordinateur Local soumet une lettre de mandat de la production nous désignant comme coordinateur, une lettre au Directeur général présentant le tournage, le formulaire de demande de permis de tournage, ainsi qu’un ensemble de documents justificatifs qui varient selon le type de production : un storyboard et un traitement pour une publicité, un scénario complet ou une synopsis pour un long métrage ou une série, une liste d’équipe avec copies de passeport pour chaque membre étranger, une liste de matériel, une preuve d’assurance de production, et un calendrier de tournage précisant les lieux et dates exacts. Tout est déposé en thaï, la traduction passe donc par nous dans le cadre de la prestation.

Comment fonctionne le permis. Il s’agit d’un seul permis de tournage TFO, et non d’un permis distinct par lieu, et il est limité au calendrier précis que vous soumettez : chaque lieu et chaque date de ce calendrier doivent figurer dans la demande. Si un tournage change de lieu ou de dates après le dépôt, un amendement doit être déposé au moins un jour avant le jour de tournage concerné. En plus du permis TFO principal, certaines catégories de sites nécessitent leur propre autorisation distincte en parallèle : le Fine Arts Department pour les parcs historiques et sites patrimoniaux, les comités de temple individuels pour les sites religieux actifs, les bureaux des parcs nationaux pour les terres protégées, et l’autorité compétente en matière de propriété royale le cas échéant. Nous identifions dès l’étape de la reconnaissance sur site quels lieux de votre liste déclenchent ces autorisations supplémentaires, et nous les menons en parallèle de la demande TFO plutôt qu’en séquence.

Calendrier. Une fois qu’une demande complète est déposée, l’examen du TFO prend généralement une dizaine de jours ouvrés. En pratique, le délai total avant le premier jour de tournage se situe plutôt entre trois et quatre semaines, une fois pris en compte la préparation des documents, la traduction en thaï et les éventuelles autorisations spécifiques au site (parc national, patrimoine, temple), et ces autorisations spécifiques peuvent allonger le délai pour certains lieux. Nous lançons ce processus dès qu’une production dispose d’un traitement et d’une présélection de lieux, car le calendrier et les lieux mentionnés dans la demande conditionnent tout ce qui suit.

Permis de travail et visas. Les acteurs et l’équipe étrangers ont également besoin de permis de travail individuels, déposés une fois le permis de tournage obtenu, et de visas de catégorie non-immigrant M (Media). Les permis de travail de courte durée nécessitent un formulaire WP10 complété, des copies de passeport, des photos, et notre certificat d’enregistrement de société ; les engagements plus longs nécessitent la filière WP1, plus détaillée. Nous gérons les deux dans le cadre de la même prestation. Le matériel transite généralement par un Carnet ATA, via la chambre de commerce compétente et les douanes thaïlandaises.

Incitations

Le programme de remboursement en espèces de la Thaïlande, administré par le TFO, offre aux productions étrangères jusqu’à 30 % de remboursement sur les dépenses éligibles engagées dans le pays. Le taux de base varie selon le niveau de dépense : 15 % à partir de 50 millions de THB, 20 % entre 100 et 150 millions de THB, et 25 % au-delà de 150 millions de THB. Des pourcentages bonus supplémentaires s’ajoutent au taux de base pour les productions qui emploient des ressortissants thaïlandais à des postes clés de l’équipe, qui tournent dans des provinces désignées par le Département du Tourisme, ou qui remplissent d’autres critères d’éligibilité, portant le total pour les productions éligibles jusqu’au plafond de 30 %. Il n’existe aucun plafond sur le montant total du remboursement.

Nous gérons les demandes de remboursement, le suivi des dépenses et les pièces justificatives pour les productions éligibles, en parallèle des permis, de l’équipe et des lieux dont elles ont besoin.

Saisons

La saison sèche, de novembre à avril environ, offre la meilleure fenêtre pour les tournages en extérieur dans tout le pays. De fin novembre à février, les températures sont les plus fraîches, l’humidité la plus faible et la lumière la plus claire. La côte andamane du sud conserve sa fenêtre sèche un peu plus longtemps, jusqu’en avril. De mai à octobre s’étend la saison des moussons. Les productions peuvent toujours tourner, mais des marges de calendrier doivent être prévues en conséquence. Dans le nord, de fin février à avril, c’est la saison des brûlis, qui réduit la clarté de l’air sur les plans larges autour de Chiang Mai et Chiang Rai.

Questions fréquentes

Les productions internationales ont-elles besoin d’une société de services de production locale pour tourner en Thaïlande ?

Oui, et c’est une obligation légale, pas seulement une commodité. En vertu de la loi thaïlandaise sur le cinéma et la vidéo, les productions étrangères ne peuvent pas demander de permis de tournage directement. La demande doit être déposée par un Coordinateur Local enregistré auprès de l’Office du cinéma de Thaïlande, et pour les longs métrages et les séries, ce Coordinateur Local doit être une société enregistrée. Mbrella Films est un Coordinateur Local enregistré auprès du TFO, et nous gérons de bout en bout la demande de permis, les permis de travail, ainsi que les processus de frais de lieux et de paie de l’équipe.

Notre production peut-elle demander elle-même le permis de tournage thaïlandais ?

Non. La loi sur le cinéma et la vidéo exige qu’un Coordinateur Local enregistré dépose la demande pour le compte de la production et agisse comme son représentant légal auprès du Film Board. Mbrella Films détient cet enregistrement et reste sur place avec l’agent de contrôle du TFO pendant toute la durée du tournage.

Un seul permis couvre-t-il tous les lieux de notre tournage ?

Oui, en principe. Le permis de tournage TFO principal est limité au calendrier exact que vous soumettez, chaque lieu et chaque date doivent donc figurer dans la demande, plutôt que de déposer un permis distinct par site. Certaines catégories, notamment les parcs nationaux, les parcs historiques, les temples actifs et les propriétés royales, nécessitent leur propre autorisation supplémentaire en plus du permis principal. Nous identifions dès l’étape de la reconnaissance sur site quels lieux de votre présélection déclenchent ces autorisations supplémentaires, et nous les menons en parallèle de la demande TFO.

Quelle est la meilleure saison pour tourner en Thaïlande ?

De novembre à février offre la meilleure combinaison de températures fraîches, de faible humidité et de lumière claire pour les tournages en extérieur dans tout le pays. La côte andamane du sud prolonge sa fenêtre sèche jusqu’en avril.

Combien une production peut-elle économiser grâce à l’incitation fiscale thaïlandaise ?

Jusqu’à 30 % des dépenses éligibles engagées dans le pays, sur un taux de base progressif commençant à 15 % pour des dépenses à partir de 50 millions de THB, avec des pourcentages bonus supplémentaires disponibles pour l’embauche d’équipe thaïlandaise, le tournage dans des provinces désignées, et d’autres critères d’éligibilité.

Combien de temps faut-il pour obtenir un permis de tournage en Thaïlande ?

L’examen du TFO prend généralement une dizaine de jours ouvrés une fois qu’une demande complète est déposée. Le délai total réaliste avant le premier jour de tournage se situe généralement entre trois et quatre semaines, une fois pris en compte la préparation des documents, la traduction et les éventuelles autorisations spécifiques au site (parc national, site patrimonial, temple). Nous lançons le processus dès qu’une production dispose d’un traitement et d’une présélection de lieux.

Quels lieux de tournage en Thaïlande conviennent le mieux aux productions d’époque ou historiques ?

Ayutthaya, Sukhothai et Phanom Rung offrent aux producteurs trois registres d’époque distincts : Ayutthaya pour des ruines de brique denses proches de Bangkok, Sukhothai pour un décor plus ouvert et contemplatif d’une époque antérieure, et Phanom Rung pour une architecture d’époque khmère à l’échelle civilisationnelle dans le nord-est.

Comment Mbrella Films accompagne-t-il le repérage de lieux ?

Nous menons le repérage en fonction de votre traitement ou de votre brief, puis coordonnons la reconnaissance physique avec vos chefs de poste. Notre bibliothèque interne de lieux, LocationDeck, couvre des milliers de sites validés à travers la Thaïlande, y compris des options sur terrain privé qui n’apparaissent pas sur les cartes touristiques.

Préparez votre tournage en Thaïlande

Si vous préparez une publicité, un long métrage, une série ou un projet de marque autour de l’un des lieux ci-dessus, nous pouvons organiser une reconnaissance, confirmer les délais de permis pour votre présélection, et établir un budget en fonction de votre calendrier de tournage.

Envie d’accéder à notre base de données interne de lieux ? Obtenez un accès gratuit à LocationDeck, l’outil de repérage de lieux de tournage en Thaïlande utilisé par nos propres producteurs. Recherchez parmi des milliers de lieux validés et téléchargez des dossiers professionnels en un clic.

Contactez-nous à makeit@mbrellafilms.com ou via notre page de contact. Apportez votre brief, vos dates et votre présélection, et nous reviendrons vers vous avec une vision pratique.

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